Note : Pour remercier les lecteurs et les reviewers, car sur le site “FFNET” l’histoire est arrivée à 500 reviews, j’ai conçu ce petit chapitre bonus.

Alors… En attendant les 1 000 reviews, voici pour la 500ème un court chapitre qui raconte la conversation entre Albus et Severus, lorsque le premier annonce son plan au second. Cela raconte le court instant avant que « La Moldue » ne rencontre « Le Sorcier »… J’espère que cela vous amusera. En attendant : Merci à toutes et tous de faire vivre cette histoire, et très bonne lecture !

 

Chapitre Bonus : Probabilités

 

« J’ai l’intention de renforcer les protections de Poudlard. Les élèves sont en grand danger, que cela soit ceux d’origine moldue ou les proches d’Harry. Par ailleurs, il ne m’étonnerait guère que Tom tente quelque chose contre sa vieille école.
— À cause de son droit de propriété ? demanda Snape, en plissant des yeux.
— Précisément ! Si Poudlard cherchera toujours à protéger ses étudiants, l’école ne peut pourtant pas s’opposer trop longuement à la volonté de ses propriétaires légitimes. Voldemort a imprimé sa marque en ces lieux et gardera toujours une certaine emprise sur eux, ajouta Dumbledore, semblant signer ici une référence précise à un élément inconnu du Potionniste.
— Et que comptez-vous faire pour remédier à cela, Albus ? Ouvrir aux enchères Poudlard pour lui trouver de gentils acquéreurs ? Vous lancer dans une quête épique à la poursuite des autres descendants ? »

Le Directeur éclata bruyamment de rire, déclenchant une vague de frustration de la part de son collègue qui détestait avoir la désagréable impression de ne jamais rien savoir. Snape le laissa à son hilarité, touillant d’un air boudeur son thé, et attendant, avec le peu de patience qu’il lui restait, de pouvoir enfin prendre ses vacances. Mais le vainqueur de Grindelwald détruisit à néant tous ses rêves de paix, en même temps qu’il aiguisa sa curiosité :

« Mon garçon… Ma quête épique est terminée. Nous partons sur-le-champ pour ramener l’héritière de deux maisons ! »

L’espion avala son thé de travers, et fronça les sourcils en jetant un regard incertain à son mentor par-derrière la petite tasse brûlante qui menaçait désormais de s’échapper de ses mains. Il tremblait légèrement, et cela acheva son humeur déjà bien massacrante. Les pensées tourbillonnaient dans sa tête. Était-ce parce que le vieil homme parlait d’une personne issue de deux hauts-lignages ? Parce qu’il semblait manifestement acté que c’était à lui de s’en charger… ? Ou tout simplement parce que c’était une femme, car l’homme en noir voyait mal comment convaincre ce qui devait probablement être une mère et une épouse de tout quitter pour les aider. En lieu et place de ses inquiétudes, il opposa à son supérieur un rictus dédaigneux, et susurra :

« Deux maisons… Rien que cela.

— C’est inespéré, n’est-ce pas ?! s’exclama le mage blanc manifestement sans relever le sarcasme. J’ignore si Tom a conscience de son pouvoir sur Poudlard, peut-être seulement a-t-il cru qu’être l’héritier de Serpentard justifiait à lui seul sa capacité à se mouvoir ici ? Quoi qu’il en soit, après des années de recherches, et quelques dernières semaines intensives, j’ai enfin trouvé un moyen de parer à cette éventualité.

— Et quelles maisons sont concernées, je vous prie ? Serpentard me semble exclu, n’est-ce pas ?

— Et pourquoi pas ? rétorqua malicieux Dumbledore. Les lignées se mélangent, entre elles… Entre d’autres personnes…, ajouta-t-il en se resservant abondamment du sucre. Mais je préfère taire cette information, vous le découvrirez bien vite.

— Ce n’est pas un jeu, Albus.

— Pourquoi pas, répéta-t-il. Vous voulez parier une nouvelle fois, mon garçon ? »

Snape soupira bruyamment par les narines et reposa sèchement sa tasse sur le bureau. Il jeta un regard en direction de la fenêtre, son masque affichant un dédain et un ennui qui auraient à eux seuls mis mal à l’aise n’importe qui. Mais Albus Dumbledore n’était pas n’importe qui, et du reste, le Directeur de Serpentard le soupçonnait d’au contraire prendre un malin plaisir à déclencher ce genre de réactions chez lui. Sans même lui accorder un regard, il ne put s’empêcher d’attaquer brutalement la seule question qu’il y avait à se poser :

« Et pourquoi est-ce moi qui vous accompagne ?! »

Les yeux bleus pétillèrent de malice derrière les lunettes en demi-lunes et Severus comprit que quelque chose n’allait pas. Il inspira profondément et articula lentement, comme s’adressant à quelqu’un d’éminemment stupide :

« Monsieur le Directeur, pourquoi mon instinct me souffle qu’il y a un problème dans votre plan, et que vous allez – comme toujours – me charger de palier les conséquences de ce problème… ?

— C’est pour cela que j’ai tant confiance en vous, mon ami. Parce que…

C’est ça. Allez droit au but : elle a des gosses, et je vais devoir les endurer cet été comme un garde-chiourme que je ne suis définitivement pas.

— Non.

— Un mari, alors ? Un mari qu’il va falloir convaincre, et vous craignez de ne pas être capable de faire ce qu’il faut, alors vous m’envoyez, moi le Mangemort, m’en charger…

— Non. Et Severus, vous n’êtes pas…

— Tssk, tssk. Une étrangère ?

— Non.

— Une estropiée ?

— Non.

— Ah… Une hybride, peut-être ?

— Non.

— Alors une Cracmolle… ?

— Heu… Non. »

Snape secoua la tête, reportant toute son attention en direction de la fenêtre, puis des étagères, du phoenix qui dormait sur son perchoir ; avant de glisser un œil à la ribambelle d’objets divers et étranges dont la plupart restaient encore un mystère pour lui. Il cherchait l’inspiration, un indice. Du coin de l’œil, il vit le Directeur se tordre légèrement les mains, et il repassa mentalement leur conversation. Là, arrivé à la dernière question, Severus se retourna vivement, la bouche entrouverte dans une expression de stupéfaction muette. Le vainqueur de Grindelwald pinça légèrement les lèvres derrière sa barbe, déclenchant un grognement chez son vis-à-vis.

« Vous plaisantez, Albus…

— Je crains que non… Le problème est que c’est une Moldue. »

Severus se leva, s’échappant en direction de la fenêtre. La nuit était tombée depuis quelques minutes, déjà, et le parc s’illuminait peu à peu de petites lucioles qu’il savait aimer se promener en été. C’était pire que tout ce qu’il croyait, bien pire… Le vieillard était en train de perdre la tête.

« Êtes-vous certain de vous ? lui demanda-t-il en lui tournant le dos.

— Oh oui ! Elle vit dans le Londres Moldu, a un travail incompréhensible et…

— Non, pas qu’elle soit Moldue. Que deux lignées de grands Sorciers se terminent par…

— Ah… Oui. Oui, absolument certain, mon ami.

— Mais… Elle a des pouvoirs, n’est-ce pas, quelque chose ?!

— Eh bien…, commença le vieux Directeur en faisant naître une once d’espoir chez son cadet. J’ai cru comprendre que Miss Smith était plutôt débrouillarde et intelligente. Je crois qu’elle ne s’en sort pas trop mal dans sa vie… Ses parents…

— Vous n’y pensez pas, Albus ! le coupa l’espion. Vous croyez qu’on va prendre une… Non. C’est incroyablement fou, même pour vous.

— Mon ami… Vous me faites confiance ?

— J’en doute.  Vous me dites que nous devons kidnapper une Moldue, la ramener ici, et espérer que son sang suffise à donner une minuscule protection supplémentaire à Poudlard ? Que nous allons prendre tous ces risques seulement pour une possibilité – dont on pourrait se passer ?

— Nous n’allons pas l’emmener de force. Et oui, Severus, nous allons prendre tous ces risques, car il peut être au contraire très utile d’avoir quelqu’un de sa… nature avec nous. Qui sait ce qu’elle pourrait nous apporter ?

— Des ennuis. »

Le Directeur pouffa de rire, et fit disparaître le plateau d’argent d’un coup de baguette. Il se leva, contourna son bureau, et posa une main sereine sur l’épaule de son protégé.

« Allons, Severus… Ne partez pas immédiatement défaitiste, cette histoire pourrait bien vous plaire !

Certainement pas. Et je ne suis pas défaitiste, je suis factuel : en m’obligeant à repousser mes vacances et à m’embourber à Londres, cette Moldue m’apporté déjà des ennuis.

— Si vous préférez le voir comme ça… Moi j’y vois une belle aventure. » S’amusa le vieil homme en agitant sa baguette.

Avant d’être le Directeur de Poudlard, Albus Dumbledore avait enseigné la Métamorphose. Pas seulement parce qu’il était particulièrement doué dedans… Non, parce qu’Albus Dumbledore adorait changer l’aspect et l’ordre naturel des choses. Severus s’en rappela lorsque la magie puissante et pleine de malice tournoya autour de ce grand Sorcier, pour le faire disparaître dans un épais nuage mauve zébré d’éclairs bleutés et argentés. Snape haussa les yeux au ciel. Il n’était pas nécessaire pour une métamorphose que de grands arcs de magie soient déployés. Encore moins qu’une fine pluie de paillettes tombe autour d’eux. Mais Albus aimait par-dessus tout ajouter à la magie, un peu plus de magie, comme il disait.

Quand le nuage se dissipa enfin, le Directeur de Poudlard portait un costume Moldu entièrement mauve, dans un tweet doublé de velours luisant, d’où scintillaient tous fiers une multitude de strass ridicules. Ses longs cheveux étaient attachés dans un catogan bas, tandis que sa barbe reposait sur son ventre, impeccablement brossée. L’espion arqua un sourcil moqueur qui s’affaissa immédiatement quand le mage blanc releva sa baguette, cette fois-ci dans sa direction.

« NON ! Certainement pas ! » Esquiva habilement Severus qui agita la sienne avec fureur.

Dumbledore sembla profondément déçu de ne voir ni couleurs, ni fanfreluches sur ce simple et dramatique costume noir à veston. L’espion jeta dessus un manteau à la coupe sévère, remontant le col jusqu’à caresser ses mâchoires, et il lança une œillade mauvaise à son supérieur.

« Ne vous avisez jamais de toucher à mes vêtements.

— … Je voulais vous aider, Severus.

— C’est ça. Si nous nous changeons immédiatement, c’est bien que nous allons devoir…

— Oui, venez. Je voudrais observer un peu les lieux avant d’entrer directement chez elle.

— Parce que ça n’est pas déjà fait ?! »

***

Quand ils transplanèrent au centre-ville de cette maudite capitale, une pluie battante et glacée les cueillit, avant que la moiteur de la foule ne les étouffe rapidement. Apparus dans une ruelle adjacente à une artère grouillante de vie, les deux Sorciers pouvaient percevoir la cacophonie incroyable de Londres, sa puanteur, son effroyable cœur qui ne cessait jamais de battre. Bien qu’essentiellement Moldu, l’endroit pulsait d’énergies que l’on nommait « ondes ». C’était une des raisons pour lesquelles les Sorciers détestaient déambuler dans les parties Moldues de la cité : la ville semblait coincée sous un dôme puissant d’ondes invisibles. Comme une sorte de toile d’araignée dans laquelle le Sorcier se retrouvait alors englué. Une mouche, dans un piège qui le dépassait.

Sensibles à la magie, les lanceurs de sorts l’étaient plus encore aux champs électromagnétiques. Le bourdonnement qui commença à assourdir l’espion lui tira un léger grognement.

« Deuxième ennui : une migraine comme un jour de rentrée.

— Je reconnais que ces gens vivent dans un environnement particulièrement hostile, murmura le Directeur en secouant doucement la tête.

— Et cet air ! Il brûle la gorge, assèche le palais. Il pue la mort… Ça empire d’année en année !

— Je crois qu’ils essaient de lutter contre ça, commenta Albus en avançant en direction de la foule.

— On ne leur demande pas d’essayer, mais de le faire ! »

Bien qu’il soit vingt-deux heures, l’avenue était noire de monde, de grandes vitrines brillantes éclairant la zone piétonne comme en plein jour. Et il se trouvait du monde pour entrer et sortir de ces échoppes, les bras chargés de sacs. Il se trouvait du monde pour boire et chanter aux différentes terrasses qui dégueulaient ses clients les plus avinés sur leur chemin. Snape avait beau passer ses étés dans un quartier Moldu, sa demeure se cachait dans une impasse. Il n’avait jamais vu autant d’êtres humains de sa vie. Pas même au Chemin de Traverse. Pas même un jour de match de Quidditch de l’école… C’était tout bonnement inconcevable que des êtres doués d’intelligence puissent avoir envie de se regrouper dans un endroit pareil.

« Et elle habite où votre héritière ? hurla le Maître des Potions pour tenter de couvrir le brouhaha.

— Dans un immeuble entre un… Ah ! Un Vegan’s Coffee et un… Heu… Un Demons&Angels Tatoos… Je…

— Ce sont des noms de boutique, ça ! pesta l’espion qui ignorait ce qu’il devait chercher.

— Ah ! Vous voyez que vous m’êtes indispensable, Severus.

— La barbe ! Vous n’avez pas une adresse plus précise ?

— Si, si, mais…

— Laissez tomber, je crois qu’on y est. »

Si l’homme en noir ignorait ce qu’était un « Vegan », il connaissait en revanche l’expression « tatoo ». Il le savait même très bien. Non pas parce qu’il était à présent marqué, mais parce que plus d’une quinzaine d’années auparavant, il avait accompagné une jeune fille rousse se faire tatouer. Refusant de l’être lui-même, car « il répugnait l’idée même qu’on puisse transpercer sa chair comme s’il était un animal ». Severus grimaça, repoussant très loin le souvenir et la honte qui l’étreignit. Il jeta un regard accusateur au démon bodybuildé qui étreignait avec vigueur une femme ange dénudée, et chercha aux alentours l’entrée d’un immeuble. Et entre une boutique verte qui promettait des breuvages et plats « Veggy-Friendly » et l’éternel conflit en version pour adultes, se trouvait bien une porte noire laquée, avec à côté une sorte de plaque de métal garnie de boutons en tout genre, de noms… Et de numéros. Snape perdit patience, et grogna :

« Et je suppose que vous ignorez le code à taper, n’est-ce pas ?

— Vous présupposez mal, mon ami. C’est 2474 ! » Annonça fièrement Dumbledore.

À côté des chiffres, une petite diode clignota rouge, et Snape en vit de même.

« Évidemment… Bon, ça suffit ! »

Il tira directement sa baguette en direction de l’interphone et lui jeta un sort. Une diode verte clignota, incertaine, et un drôle de claquement sec entrouvrit la porte d’entrée. L’homme en noir passa rapidement, le Directeur lui emboîtant le pas. Ils arrivèrent en bas d’une grande porte en acier brillant, avec pour seul moyen d’action, un gros bouton blanc.

« Un Alohomora, Severus ? lui demanda gentiment le vieil homme en appuyant sur le bouton.

— Non, sortilège de confusion. Je ne vais pas laisser une porte Moldue me dire que je me trompe. Qu’est-ce que… ? Sommes-nous obligés d’y entrer ?

— Vous voyez des escaliers ?

— La peste soit ce monde. Quel étage ?

— Le dernier, Severus.

— Évidemment…

Oh, angel sent from up above

— QUOI ?

You know you make my world light up

— Je crois que ça vient de la grille là-haut, Severus. »

Le Directeur pointait du doigt les haut-parleurs qui diffusaient ce que les deux sorciers ignoraient être un des hits du moment…

« When I was down, when I was hurt… You came to lift me up… Life is a drink and love’s a drug… »

Snape fronça les sourcils et pointa sa baguette en direction des enceintes. Elles se turent après un grésillement d’agonie.

« Vous n’aimez pas la musique Moldue ?

— Je n’aime pas les invitations à la débauche racontées d’une voix geignarde d’adolescent. Est-ce qu’on va finir par arriver au bon étage, bon sang ?!

— Vous avez tant que ça hâte de la rencontrer ? se moqua le Directeur.

— Non. Je veux en finir. Je me contrefous de votre Moldue, Albus, je veux mes vacances. À moins que vous ne changiez d’avis, évidemment, je peux toujours demander à cette cage de nous ramener en bas…

— Nous n’allons pas faire demi-tour, Severus. Vous rechignez à l’aventure ?

— Je ne veux pas d’aventure, Albus, je veux en finir ! » Tonna l’homme en noir.

Un tintement couvrit la réplique du Directeur, et Snape préféra s’imaginer qu’il n’avait pas entendu que ça ne lui ferait précisément pas de mal. La porte de la cage s’ouvrit sur un palier sombre qui puait une odeur de tabac froid. Le mage blanc le devança et lança un Lumos que son cadet rendit inutile en trouvant l’interrupteur électrique. La lumière se fit sur ce couloir sordide habillé d’une unique porte blindée verte. À leurs pieds, un gros tapis rêche sur lequel une sorte d’elfe de maison vert semblait dire « Go Away, You Should ». Snape se dit que bien qu’analphabète, la créature avait tout à fait raison, mais son mentor appuya sur un gros bouton à côté duquel était griffonné « Jane Smith » sur une feuille à carreaux. Instinctivement, l’espion se mit dans une posture agressive, serrant sa baguette, alors que son supérieur se redressait, préparant un sourire bienveillant. Mais personne ne vint leur ouvrir. L’ex-Mangemort espéra un instant qu’il n’y ait personne, mais Albus s’acharna sur la sonnette et on entendit une insulte étouffée derrière la porte, suivie par le tambourinement d’un pas lourd et énervé. La serrure coulissa, et la porte s’ouvrit brutalement sur la femme la plus étrange et ridicule que Snape avait pu voir jusqu’ici.

Une épaisse crinière marron et bouclée tombait en mèches parfois grasses sur un pyjama noir flanqué d’un drôle de symbole doré : une sorte d’esquisse de chauve-souris coincée dans un rond. Et au lieu d’avoir une paire de pantoufles tout à fait normales, la Moldue semblait trouver de bon goût d’avoir… Des pattes poilues d’animaux ? Elle sentait la cigarette, son teint blafard témoignait d’heures passées confinées, et son regard vert clair ressortait par l’écarlate de ses globes. Snape n’apprendra que plus tard que Jane se brulait les yeux à refuser de porter des lunettes devant un écran. Par coquetterie.

Elle le toisa lui tout d’abord, le fixant droit dans les yeux. Il esquissa un rictus méprisant lorsqu’il capta l’image qu’elle s’était faite de lui. La jeune femme changea vite de sujet de prédilection, et s’intéressa à Albus, qu’elle gratifia d’une entrée en matière particulièrement désagréable :

« ‘Voulez quoi ? »

Snape aurait donné n’importe quoi pour que son mentor ne le prenne pas de court. Oh… Comme il aurait aimé répondre qu’il voulait surtout foutre le camp d’ici ! Et qu’il n’avait, définitivement, pas besoin d’aventure.